Résumé de Noisulli
Noisulli : bienvenue à l’université du rêve est un roman d’imaginaire qui mise autant sur l’histoire que sur sa forme : Poisson Fécond le présente comme un roman théâtral composé de 100 scènes, chacune associée à un décor illustré et à 100 musiques, afin de proposer une lecture volontairement immersive, à la fois visuelle et sonore.
Le récit suit Ariane, Edgar et Ulysse, tout juste bacheliers, à un moment charnière où l’avenir paraît flou et l’entrée dans les études supérieures plus anxiogène qu’excitante : c’est précisément dans ce flottement qu’un lapin blanc surgit dans leurs rêves, déclenchant une série d’épreuves qui les pousse à le suivre de l’autre côté, jusqu’à leur admission dans une université cachée du regard des autres, Noisulli, où des milliers de jeunes élus apprennent à maîtriser leurs songes.
Très vite, l’école du rêve se fissure : l’endroit est traversé par des disparitions inquiétantes et par des cauchemars qui contaminent l’apprentissage, comme si la promesse d’émancipation avait pour revers une part d’ombre impossible à dompter.
Dans cette optique, le dispositif en scènes fragmente l’aventure en tableaux, accélère la sensation de traverser des seuils successifs et fait écho au thème central : l’instabilité du rêve, où tout peut basculer d’un décor à l’autre.
C’est un récit d’initiation où grandir consiste à apprendre à regarder la peur en face, même quand elle porte le masque d’un songe.
