Résumé de L'homme qui n'avait pas assez d'une vie
L’homme qui n’avait pas assez d’une vie reprend, près de trente ans plus tard, le fil du personnage qui a fait la célébrité de Douglas Kennedy : un homme aux identités successives, connu tour à tour comme Benjamin Bradford, Gary Summers puis Andrew Tarbell.
Le roman s’ouvre après un choc intime : Andrew vient de perdre sa seconde épouse, Anne, celle qui connaissait tout de son passé et avait contribué à maintenir la façade.
Veuf, vieillissant, il tente de se rapprocher de Jack, leur fils, devenu apprenti journaliste en quête de reconnaissance.
C’est précisément cette ambition qui déclenche la catastrophe quand Jack publie une enquête sur une affaire de plagiat à Hollywood et que le nom du coupable surgit : Adam Bradford.
Pour Andrew, le vertige est immédiat, car Adam renvoie à un enfant abandonné jadis et la vérité menace de remonter, avec la promesse d’emporter tous ceux qu’il pensait avoir protégés par ses mensonges.
Kennedy transforme alors la suite annoncée de L’homme qui voulait vivre sa vie en machine de suspense : une course-poursuite et une fuite en avant, notamment à travers les paysages du Montana, s’imbriquent avec des retours en arrière et un fil rouge d’enquête qui met en scène la fabrication du récit et la contamination du privé par le public.
Au-delà du thriller, le livre travaille surtout la culpabilité, la filiation et l’illusion très américaine du recommencement : on peut changer de nom, de ville, de vie, mais pas effacer les dettes morales et la quête de rédemption devient ici un dernier combat contre soi-même.
