Résumé de La France est-elle un pays communiste ?
Dans La France est-elle un pays communiste ? Franz-Olivier Giesbert propose un court essai volontairement provocateur, libéral et insolent, qui part d’un paradoxe : la France se vit comme un pays libéral menacé par l’ultra-libéralisme, alors que, selon lui, elle s’enfonce depuis des décennies dans une collectivisation progressive.
Son raisonnement s’organise comme un inventaire sarcastique de symptômes attribués à cette dérive : d’abord la place de l’État dans l’économie, illustrée par le niveau des dépenses publiques qu’il avance à 57 % de la richesse nationale. Puis l’agonie de la valeur travail. Ensuite une économie et une écologie dites punitives qui auraient produit des montagnes de réglementations.
À cela s’ajoute, dans sa description, une suradministration où les fonctionnaires seraient bien plus nombreux qu’ailleurs et un assistanat sans limites, le tout nourrissant un climat de laisser-aller général et de tentation de la table rase, dont il invite à chercher les racines jusque dans l’histoire politique française.
Giesbert y dénonce un étatisme qui aurait dévoyé la mission de l’État et l’aurait transformé en machine à dépenser, à s’endetter et à normer, en rappelant au passage des chiffres sur la fonction publique et en reprenant une formule attribuée à Mikhaïl Gorbatchev : « la France est le seul pays où le communisme a réussi » .
Au-delà de la charge, le livre se veut aussi un texte d’alarme et de réveil : une critique de la culture politique anti-capitaliste et des illusions collectives, écrite sur un ton ironique mais traversée par une inquiétude pour l’avenir.
