Résumé de Et chaque fois mourir un peu
Avec Et chaque fois, mourir un peu, Karine Giebel nous entraîne au cœur des guerres contemporaines et de ceux qui tentent, envers et contre tout, d’y sauver des vies.
Grégory est infirmier humanitaire pour le Comité international de la Croix-Rouge. Sans arme ni gilet pare-balles, il intervient auprès des populations sacrifiées, de Sarajevo à Gaza, en passant par Grozny, la Colombie et l’Afghanistan.
Face à l’afflux des blessés, il doit accomplir l’impensable : choisir qui soigner en priorité, quelle vie peut encore être sauvée et quelle autre devra être abandonnée. Chaque décision devient alors une blessure supplémentaire.
Karine Giebel raconte moins la guerre elle-même que ce qu’elle fait aux êtres humains. Derrière le courage de Grégory se dessinent l’épuisement, les traumatismes invisibles et une dépendance croissante à l’adrénaline.
Sauver les autres donne un sens à son existence, mais l’éloigne progressivement de ses proches et de lui-même. L’héroïsme côtoie ainsi la destruction personnelle, tandis que le lecteur découvre le prix psychologique payé par ceux qui travaillent au plus près de l’horreur.
Une lecture intense, bouleversante et engagée, qui rappelle que sauver une vie peut parfois signifier perdre, chaque fois, une petite part de la sienne.
