Résumé de Ciel mon moujik !
Ciel mon moujik ! Et si vous parliez russe sans le savoir ? est un petit livre-labyrinthe, à la fois lexique et clin d’œil, où Sylvain Tesson s’amuse à renverser une idée reçue : non, votre russe ne se limite pas à niet et vodka, car la langue de Tolstoï regorge de mots venus du français, simplement russifiés par l’accent, l’orthographe et la prononciation.
Après vingt ans passés à explorer la Russie, l’écrivain-voyageur propose ainsi un florilège amusant et instructif, où il décortique l’origine de ces mots voyageurs qui ont traversé les frontières et se sont installés dans le quotidien russe, au point de devenir reconnaissables pour un francophone à l’oreille attentive.
Le livre se lit comme une promenade : on y picore des entrées courtes, on sourit devant des translittérations et des trouvailles sonores.
On comprend, au passage, comment une langue se nourrit d’emprunts, de modes et d’histoires partagées.
L’ouvrage mise sur le plaisir de reconnaître, de rapprocher et de laisser résonner les mots.
Il prolonge aussi une première vie éditoriale sous une forme voisine, ce qui confirme la vocation du texte : un compagnon de curiosité linguistique, entre carnet de route et jeu d’esprit, qui donne envie d’écouter la Russie autrement.
