Vendredi ou la vie sauvage
de Michel Tournier

Vendredi ou la vie sauvage est la réécriture en livre jeunesse du célèbre mythe de Robinson Crusoé.

Le récit s’ouvre sur un naufrage précisément daté : le 29 septembre 1759, Robinson, seul rescapé du navire La Virginie, échoue sur une île déserte qu’il baptise « Speranza » et où il tente d’abord de survivre en reconstruisant, par l’ingéniosité et l’ordre, une petite « civilisation » à sa mesure, accompagné de son chien Tenn.

Mais l’isolement le menace aussi de déshumanisation : la solitude et l’ennui le tirent vers l’animalité et la perte de repères.

Le basculement dramatique et moral arrive avec l’apparition d’un autre être humain, un Indien que Robinson surnomme Vendredi : l’île devient alors un laboratoire de relation, de pouvoir et de culture, où Robinson cherche d’abord à imposer ses règles, avant d’être déplacé par l’inventivité et la liberté de l’autre.

Vendredi, ne voyant pas l’intérêt de cette civilisation fabriquée, provoque la destruction de l’œuvre matérielle de Robinson, ce qui libère paradoxalement le naufragé et ouvre une vie plus joyeuse, plus accordée à la nature. La fin pousse l’expérience jusqu’à l’inversion des rôles : lorsqu’un navire offre une issue, Vendredi part tandis que Robinson choisit de rester sur Speranza, désormais fidèle à cette « vie sauvage », non par défaite mais par conversion intérieure.

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