Une femme puissante de Marie NDiaye, reprend la troisième partie de Trois femmes puissantes, prix Goncourt 2009.
On y suit Khady Demba, jeune Sénégalaise devenue veuve très tôt : sa belle-famille, qui ne l’a jamais vraiment considérée comme des leurs, la chasse de la maison dès la mort de son mari. Sans argent, sans soutien, Khady doit accepter de partir vers l’Europe, par les réseaux de migration clandestine, avec pour tout bagage un sac en plastique et une dignité farouche.
Le texte raconte ce voyage terrible : les nuits à la belle étoile, les passeurs, la faim, les humiliations répétées, et malgré tout, cette manière qu’a Khady de se tenir droite, de refuser de devenir chose, d’aider plus faible qu’elle. NDiaye excelle à mêler réalisme cru et étrange poésie, phrases longues, envoûtantes, qui collent à la peau.
Une femme puissante fait entendre la voix d’une femme presque silencieuse mais inébranlable : un texte bref, idéal pour travailler en classe sur l’exil, la dignité, et la question brûlante de ce que signifie être puissant quand on n’a plus rien.
En tant que Partenaire Amazon, je bénéficie d’une commission sur les ventes.
Vous bénéficiez des meilleurs prix !
