Une femme
de Annie Ernaux

Publié en 1988, Une femme est le cinquième livre d’Annie Ernaux, aujourd’hui prix Nobel de littérature. Après La Place, consacré à son père, elle se tourne ici vers sa mère, morte en 1986, et écrit pour « sauver » quelque chose de sa vie.

Le récit s’ouvre à l’hôpital, sur ce sac en plastique où l’on a rangé les quelques affaires de la défunte. De là, Ernaux remonte le temps : l’enfance ouvrière de sa mère en Normandie, l’usine dès l’adolescence, puis l’ascension sociale grâce au petit café-épicerie tenu avec son mari, cette femme forte, travailleuse, obsédée par l’idée de « tenir son rang » et de faire étudier sa fille.

C’est à la fois un portrait de mère, un adieu et une enquête sociale : comment cette femme populaire, devenue commerçante, a-t-elle façonné l’écrivaine qu’Annie Ernaux est devenue ? Dans une langue volontairement simple, sans lyrisme, l’autrice décortique l’amour, la honte, la tendresse, la culpabilité, tout ce mélange de sentiments qui explose quand on perd un parent.

Une femme est un livre court, mais bouleversant, où chacun peut reconnaître sa propre mère et cette phrase finale qui serre la gorge : perdre un parent, c’est perdre « le dernier lien avec le monde dont on vient ».

En tant que Partenaire Amazon, je bénéficie d’une commission sur les ventes.
Vous bénéficiez des meilleurs prix !

Retour en haut