Tout est bien qui finit bien de Shakespeare.
L’héroïne, Hélèna, est la fille orpheline d’un grand médecin, élevée comme protégée par la comtesse de Rossillion. Depuis l’enfance, elle aime en secret Bertram, le fils de la maison, jeune comte fier et assez imbuvable.
Quand le roi de France tombe gravement malade, Hélèna se rend à la cour, utilise le savoir de son père et le guérit. En récompense, le roi lui offre de choisir un mari parmi les seigneurs présents : elle désigne Bertram, qui est forcé d’épouser cette roturière qu’il méprise.
Furieux, il part à la guerre en Italie et lui lance un défi cruel : il ne la reconnaîtra comme épouse que si elle obtient son anneau et tombe enceinte de lui.
Hélèna le suit incognito à Florence, déjoue les pièges, échange sa place dans le lit de Bertram avec la jeune Diana, récupère l’anneau et son enfant à venir, puis feint sa mort avant de revenir tout révéler à la cour.
Entre conte de fée tordu, ruse féminine et critique acerbe de l’orgueil masculin, la pièce interroge cette formule rassurante du titre : est-ce que tout finit vraiment bien quand l’amour doit ruser autant pour triompher ?
