Sainte Emmerderesse
de Audrey Alwett

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Résumé de Sainte Emmerderesse

Le point de départ Saint(e) Emmerderesse d’Audrey Alwett relève de la comédie de rupture : Suzanne, 36 ans, épuisée par une famille toxique, gagne au Loto et s’enfuit sans se retourner pour acheter un manoir normand délabré.

Sur le domaine, elle découvre la tombe d’une énigmatique sainte Emmerderesse, figure insolente et moqueuse, présentée comme une protégée de Madame de Maintenon, que l’on invoquerait pour se libérer des emmerdes.

Faute d’argent, Suzanne ouvre sa maison à une colocation improbable, et le roman joue à fond l’énergie du collectif : le quatuor réunit notamment un jeune pompier volontaire drag queen, une autrice lesbienne, une aide-soignante dévalorisée, et un vieux médecin.

Ensemble, ils redonnent vie à la sainte, au point que Suzanne finit par l’incarner et voit affluer des demandes d’aide, comme si elle devenait une guide ou une patronne officieuse de la revanche.

L’intrigue, volontiers surréaliste et gouailleuse, se transforme alors en satire sociale : la religion ou la secte née presque par accident sert de moteur narratif pour secouer un coin de Normandie miné par le racisme, l’homophobie, l’intolérance et les carcans sociaux, sans que le livre se présente comme un sermon.

Le livre mélange drôlerie, insolence joyeuse et références culturelles ou historiques qui densifient le rire plutôt que de le décorer.

Sainte Emmerderesse se lit comme une fable de libération par le collectif et par l’humour : un roman déjanté qui transforme la honte, la peur et l’impuissance en force de frappe comique, et qui fait de l’absurde une manière d’ouvrir, très concrètement, un espace de liberté.

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