Royan, la professeure de français est une pièce de Marie NDiaye, écrite pour Nicole Garcia et créée au Festival d’Avignon avant d’être largement tournée.
Marie NDiaye y retrouve ses thèmes de prédilection : la culpabilité, les secrets, la violence sourde tapie dans le quotidien.
C’est la fin d’un après-midi de printemps à Royan. Gabrielle, professeure de français dans un lycée, rentre chez elle. Dans la cage d’escalier, elle sent une présence : devant sa porte, elle le sait, l’attend le couple de Daniella, son élève qui s’est défenestrée en classe un mois plus tôt. Alors, au lieu de monter, elle fuit dans la ville, et se met à leur parler en pensée.
Ce monologue est celui d’une femme qui tourne autour d’une faute qu’elle n’arrive ni à assumer ni à nier, prise entre déni et culpabilité, accablée et pourtant persuadée de n’avoir rien à se reprocher. Comme souvent chez NDiaye, une étrange violence métaphysique affleure, sans cause clairement identifiable. On écoute une conscience vaciller, tenter de se justifier, se dérober, se trahir.
Royan, la professeure de français offre un face-à-face intense avec une femme qui ne sait plus comment habiter le rôle d’enseignante, ni celui d’être humain.
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