Renaissance, paru en 1999 chez Flammarion, est un recueil de poèmes de Michel Houellebecq publié juste après le choc romanesque des Particules élémentaires.
On y retrouve une forme assez simple, divisée en quatre parties, des vers souvent dépouillés, presque prosaïques, comme si l’auteur avait décidé de garder de la poésie surtout la nudité émotionnelle.
Les thèmes, eux, sont fidèles à l’univers houellebecquien : solitude, villes tristes, amour qui s’use, corps qui se fatiguent, mais aussi, par éclairs, la possibilité ténue d’un bonheur, d’une « renaissance » justement, dans les liens humains ou dans quelques paysages encore préservés. La critique a salué un mélange étrange de platitude volontaire et de fulgurances, quelques vers frappants sur le désamour, l’envie d’aimer sans y croire vraiment, comme une basse continue de mélancolie.
C’est le versant intime de ses romans : les mêmes constats durs sur notre époque, mais condensés en poèmes simples, lisibles, qui donnent l’impression d’écouter un homme parler à voix basse de ce qui reste, malgré tout, de désir de vivre.
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