Résumé de Projet dernière chance
Projet dernière chance démarre comme un cauchemar clinique : Ryland Grace se réveille amnésique dans un vaisseau, à des millions de kilomètres de la Terre, avec deux cadavres pour seule compagnie, incapable même de se rappeler son nom.
Très vite, la mémoire revient par à-coups et recompose l’ampleur du désastre : sur Terre, on observe un phénomène lié au soleil qui faiblit, menace d’un effondrement planétaire, et mobilisation politique mondiale autour d’un projet à la fois rationnel et désespéré, piloté par une figure de gestion de crise dotée de pouvoirs exceptionnels.
La force du roman tient à sa dramaturgie de laboratoire sous pression : seul, sans secours possible, Grace doit appliquer la méthode scientifique comme on respire, enchaînant hypothèses, expériences, échecs et trouvailles, parce que la moindre erreur se paie en oxygène, en temps et, potentiellement, en extinction.
Weir retrouve ici ce qui faisait l’attrait de Seul sur Mars : l’humour sec, la pédagogie intégrée au suspense, le plaisir de comprendre en même temps que le héros mais déplace l’enjeu vers l’astrobiologie et la coopération face à l’inconnu : une question simple subsiste, qui relance tout le livre au moment où l’isolement paraît total… Mais l’est-il vraiment ?
