Peines d’amour perdues de William Shakespeare.
Le roi de Navarre et trois jeunes seigneurs, Berowne, Longaville et Dumaine, jurent de se consacrer pendant trois ans à l’étude, au jeûne… et à l’abstinence, en bannissant les femmes de leur cour.
Évidemment, dès l’arrivée de la princesse de France et de ses trois demoiselles, Rosaline, Maria et Katherine, les beaux principes volent en éclats : chacun tombe amoureux en secret, écrit des poèmes, se ridiculise, pendant que les dames, plus lucides, s’amusent à déjouer leurs poses romantiques.
Autour d’eux gravite une galerie savoureuse de pédants, d’espagnol flamboyant, de paysans naïfs, tous pris dans un feu d’artifice de jeux de mots et de quiproquos.
Mais ici, pas de mariage final : la nouvelle de la mort du roi de France impose une année de deuil, et les jeunes femmes exigent que les hommes prouvent d’abord la constance de leur amour.
Comédie brillante, très verbale, Peines d’amour perdues interroge le contraste entre idéal intellectuel et désir, illusion et réalité, parfaite à lire pour goûter l’esprit étincelant de Shakespeare… et un dénouement doux-amer.
