Nous vivions côte à côte
de Alexandre Devecchio

Nous vivions côte à côte se présente comme un « itinéraire d’un petit blanc de banlieue » et, surtout, comme une contre-histoire des banlieues racontée de l’intérieur : l’auteur y revient sur son enfance et son adolescence en Seine-Saint-Denis, dans des villes où, dit-il, la cohabitation restait possible grâce à une certaine mixité, pas de « vivre ensemble » idéalisé, mais une vie « côte à côte », avant que la situation ne se durcisse et ne bascule « face à face ».

Le livre articule ainsi récit personnel et essai sociologique : à partir de souvenirs concrets (école, voisinage, bandes, climat de violence ordinaire), il décrit un processus de transformation qu’il attribue à l’addition de phénomènes comme la délinquance, le communautarisme et l’islamisme, conduisant selon lui à une forme de ghettoïsation et à l’émergence d’une « contre-société ».

Le « je » n’est pas seulement autobiographique, il sert de poste d’observation pour interroger quarante ans d’évolutions politiques et sociales et pour contester les récits extérieurs jugés simplificateurs.

Le titre résume l’idée-force : la fracture n’est pas née d’un seul événement, mais d’une succession de renoncements et de déplacements qui ont rendu la coexistence plus tendue, jusqu’à l’affrontement des appartenances. L’auteur revendique ici un ton plus intime, visant moins à « démontrer » qu’à faire sentir ce que produit, sur des vies ordinaires, la désintégration progressive d’un monde commun.

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