Publié d’abord à New York en avril 1943, puis diffusé en France après-guerre, Le Petit Prince prend la forme d’un conte à la fois poétique et philosophique, écrit et illustré par Antoine de Saint-Exupery lui-même.
Le narrateur, un aviateur en panne dans le Sahara, rencontre un enfant venu d’une minuscule planète : sous l’apparente simplicité des demandes (« dessine-moi un mouton »), se déploie un récit d’apprentissage où chaque étape révèle la difficulté des adultes à voir l’essentiel.
Le petit voyageur raconte sa rose, aimée, capricieuse, fragile, puis ses visites de planètes habitées par des figures d’autorité ou d’absurdité, autant de satires des réflexes « sérieux » qui dessèchent la vie intérieure.
L’arrivée sur Terre et surtout la rencontre du renard, cristallise le cœur de l’analyse : l’amitié n’est pas un sentiment spontané mais un lien qui se tisse et ce lien rend responsable, non comme une morale punitive, mais comme une exigence de fidélité à ce qu’on a apprivoisé.
L’émotion naît du contraste entre la lucidité de l’enfant et la solitude du narrateur et du fait que la quête du petit prince est autant une exploration du monde qu’une manière de revenir à soi.
La dédicace à Léon Werth, « quand il était petit garçon », souligne d’emblée que le livre parle aussi aux grandes personnes, à condition qu’elles retrouvent en elles l’enfance comme capacité d’émerveillement et de vérité.
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