Le Médecin des pauvres du Dr Henri Albéric Beauvillard est un classique de la « médecine populaire » né au début du XXᵉ siècle : pensé à une époque où la protection sociale n’existait pas et où consulter pouvait être hors de portée des plus modestes, l’ouvrage rassemble une somme de conseils d’hygiène, de « recettes » domestiques et de remèdes naturels destinés à soigner les maux du quotidien avec des moyens simples.
Le livre a connu un succès massif et de très nombreuses rééditions, signe qu’il répondait à un besoin pratique autant qu’à une culture du « bon sens » médical transmis dans les familles. Le sous-titre traditionnel, « et les 2000 recettes utiles », dit bien la logique d’inventaire : on y trouve des indications autour des plantes, des préparations et usages du quotidien, mais aussi une morale sanitaire de prévention (propreté, habitudes de vie, gestion des petits symptômes) qui vise à rendre le lecteur autonome.
C’est à la fois un manuel de survie sanitaire d’un autre temps et un document social révélateur d’une époque où l’on cherchait, faute de soins accessibles, à se soigner « à la maison ».
Son intérêt moderne tient surtout à cette valeur historique et à la pédagogie populaire, en revanche, comme il s’agit d’un corpus ancien ou réédité, certaines recommandations peuvent être datées ou inadaptées aux connaissances actuelles, ce qui invite à le lire comme un témoignage et un réservoir de traditions, plus que comme un substitut à un avis médical.
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