Résumé de Le Dernier Jour d’un condamné
Le Dernier Jour d’un condamné est un court roman de Victor Hugo, alors âgé de vingt-cinq ans, conçu comme un véritable réquisitoire contre la peine de mort.
Le livre se présente comme le journal tenu par un homme anonyme, enfermé à Bicêtre puis à la Conciergerie, pendant les dernières semaines, et surtout les dernières heures, qui le séparent de la guillotine. On ne saura presque rien de lui : ni son nom, ni le détail de son crime, seulement cette phrase : j’ai versé du sang.
Ce flou est volontaire : Hugo veut que ce condamné puisse être n’importe qui, pour que le lecteur se projette dans son angoisse.
Chapitre après chapitre, on partage ses espoirs de grâce, ses souvenirs de la vie d’avant, la visite de sa petite fille qui ne le reconnaît plus, la peur physique de la machine, le trajet final dans Paris vers l’échafaud.
Il ne se passe presque rien, sinon l’essentiel : un homme pense face à sa mort. À lire comme un long cri étouffé, qui transforme un cas individuel en question politique : qu’a-t-on le droit de faire, au nom de la société, à un être humain vivant ?
