Le Chat du jardinier
de Thomas Schlesser

Le Chat du jardinier s’annonce comme un roman de consolation qui mise sur la douceur plutôt que sur le spectaculaire : après une tempête qui ravage l’arrière-pays provençal, Louis, jardinier « hypersensible », n’arrive plus à faire face aux épreuves qui s’accumulent et s’enferme dans une souffrance muette, jusqu’à la rencontre d’une femme présentée comme « extraordinaire », point de bascule narratif où la relation et l’attention portée au vivant rouvrent un possible.

Le chat du titre n’est pas un simple ressort attendrissant : il est explicitement associé à l’idée qu’un animal, par sa présence, sa routine, son regard, peut réapprendre à un homme à « aimer la vie », en accompagnant une reconstruction patiente faite de nature, de tendresse et de résilience.

L’originalité revendiquée tient surtout à la place donnée aux mots : plusieurs sources insistent sur une « initiation aux pouvoirs de la poésie », comme si la guérison passait par la redécouverte de textes capables de nommer le chagrin, puis de le déplacer, Louis trouvant une forme de consolation en découvrant et en déclamant de grands poèmes.

Dans cette perspective, le livre prolonge l’ambition littéraire attribuée à l’auteur : une fiction « initiatique et poétique » où la culture devient un soin, non pas comme érudition décorative, mais comme outil de présence au monde, de lien et de curiosité retrouvée.

Sans dévoiler l’intrigue, on peut donc lire Le Chat du jardinier comme une variation sur le deuil, la fragilité et l’attention, à un paysage meurtri, à un être qui vacille, à un animal médiateur et comme une défense du langage quand tout semble se taire, la poésie y jouant le rôle de « surnom » de la vie, autrement dit une manière de la rendre à nouveau habitable.

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