L’Art de perdre est un grand roman d’Alice Zeniter. Il suit trois générations d’une famille algérienne, des années 1950 à nos jours. Il y a d’abord Ali, paysan devenu notable dans son village de Kabylie, qui choisit le camp de la France pendant la guerre d’Algérie. En 1962, tout bascule : menacé, il doit fuir avec les siens, entassé dans un camp de transit en France, où il devient ce mot qui les colle à la peau : harki.
Son fils Hamid grandit dans les cités, renie l’Algérie pour devenir bien français, effaçant une part de lui-même. Et puis vient Naïma, la petite-fille, qui travaille dans une galerie parisienne, ne parle pas arabe, et décide un jour de partir en Algérie pour comprendre ce passé plein de trous, de honte et de silences.
Alice Zeniter signe ici un roman ample, accessible, qui mêle l’intime et l’Histoire. L’Art de perdre, c’est l’exil, la transmission et la question des origines : un texte idéal à lire pour entendre ce que la France et l’Algérie se sont fait, et ce qu’on peut encore réparer.
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