Dernier tome de la tétralogie La Passe-Miroir, La tempête des échos ouvre sur une urgence apocalyptique : des « effondrements » frappent les arches les unes après les autres, Babel, le Pôle, Anima et la réalité elle-même semble se défaire.
Dans ce chaos, Ophélie et Thorn, désormais plus solidaires, n’ont plus seulement à survivre : ils doivent comprendre pourquoi le monde se désagrège et identifier le responsable, « l’Autre », dont ils ignorent même le visage.
L’intrigue prend alors la forme d’une quête à la fois concrète et vertigineuse, faite de déplacements, d’indices et de confrontations avec des institutions et des savoirs qui manipulent la vérité, certaines pistes ramènent notamment vers l’Observatoire des Dérivations de Babel, lieu d’expérimentation et de contrôle où la connaissance devient une arme.
Ce tome fonctionne comme la synthèse des tensions majeures de la saga : la mémoire (ce que l’on conserve, ce que l’on falsifie), l’identité (ce que l’on est quand les cadres s’effondrent) et le pouvoir (ce qui tient un monde debout ou l’abîme). Le cataclysme n’est pas qu’un décor spectaculaire : il matérialise la fragilité des récits officiels et des systèmes sociaux et force Ophélie à passer d’une héroïne « qui subit » à une héroïne qui choisit, assume et accepte de payer le prix de la lucidité.
En refermant les énigmes laissées ouvertes, le roman privilégie moins la démonstration que l’épreuve : comprendre revient à traverser des zones d’incertitude et l’émancipation n’est plus un gain de puissance mais une responsabilité face à un monde qui vacille.
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