Résumé de La Sonate à Kreutzer
La Sonate à Kreutzer est une longue nouvelle de Léon Tolstoï, inspirée par la sonate pour violon et piano de Beethoven du même nom (que Beethoven a dédié à Kreutzer), et aussitôt frappée de censure tant elle choque son époque.
Sur un trajet en train, un homme, Pozdnychev, se met à raconter à un inconnu l’histoire de son mariage… et le meurtre de sa femme. Il décrit d’abord sa jeunesse dissipée, les prostituées, puis une union fondée sur le désir plus que sur l’amour, alternant passions violentes et disputes.
Après plusieurs enfants, le couple étouffe, l’arrivée d’un violoniste avec qui sa femme joue justement la sonate de Beethoven fait exploser sa jalousie. Convaincu qu’ils sont amants, Pozdnychev rentre précipitamment, les surprend ensemble, et poignarde sa femme.
Acquitté au nom du « crime passionnel », il ne se pardonne pourtant pas et développe devant son auditeur un réquisitoire radical contre le mariage, la sexualité et même la musique, qu’il accuse d’exciter les sens.
La Sonate à Kreutzer est un texte bref, brûlant, où Tolstoï interroge la jalousie, le désir et l’hypocrisie sociale, parfait à lire si l’on veut entendre une conscience sombrer… en croyant se purifier.
