La Possibilité d’une île, paru en 2005, est le quatrième roman de Michel Houellebecq, couronné par le prix Interallié.
On y retrouve tout son univers, mais basculé cette fois vers la science-fiction et l’anticipation. Le livre alterne le récit de Daniel1, comique cynique et célèbre de notre époque, et les commentaires de ses clones lointains, Daniel24 et Daniel25, néo-humains vivant deux millénaires plus tard dans un monde post-apocalyptique.
Entre les chapitres, on voit se développer une secte inspirée des raëliens, les « Élohimites« , qui promettent l’éternité grâce au clonage et à une nouvelle espèce humaine.
Houellebecq mêle satire sociale féroce (célébrité, sexe, solitude moderne) et conte philosophique : qu’est-ce qui fait encore sens quand on a vaincu la mort mais perdu le désir, le corps, le contact avec les autres ? Au centre, il y a Esther, l’amour impossible de Daniel1, et cette question : l’amour peut-il survivre au temps, au clonage, à la fin même de l’humanité ?
C’est un roman sombre, étrange, parfois drôle, qu’on peut présenter à l’oral comme un voyage jusqu’au bout de notre monde… pour vérifier s’il existe, quelque part, une « île » encore habitable pour le cœur humain.
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