Premier tome de La Passe-Miroir, Les Fiancés de l’hiver installe un univers issu d’une catastrophe appelée « la Déchirure », où le monde s’est fragmenté en arches aux lois propres : sur Anima, les objets semblent dotés d’une volonté et l’héroïne Ophélie, petite, myope et discrète, possède deux dons décisifs, lire le passé des objets en les touchant et traverser les miroirs.
Le roman démarre comme un conte cruel : les Doyennes la fiancent sans son accord à Thorn, héritier du clan des Dragons et l’envoient au Pôle, dans la citadelle flottante de Citacielle, à la cour de Farouk. Là, l’intrigue se tend : derrière le mariage arrangé se cachent des intérêts politiques et un complot et Ophélie comprend qu’elle doit dissimuler sa véritable place dans le jeu des familles, apprendre les codes d’une noblesse glacée et survivre dans un espace où l’apparence vaut preuve.
Le cœur du livre n’est pas seulement la romance contrariée, mais une fable sur la domination : l’héroïne, « archiviste » du réel par ses lectures d’objets, devient une menace pour un pouvoir fondé sur le secret, la rumeur et la manipulation des récits.
Cette tension entre mémoire matérielle (ce que les choses révèlent) et mémoire officielle (ce que la cour veut imposer) donne au texte sa modernité, tout en faisant grandir Ophélie, contrainte de passer de la protection du cocon familial à une autonomie lucide.
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