Résumé de Jeunesse de Léon Tolstoï
Dans Jeunesse de Léon Tolstoï, on retrouve le jeune narrateur, souvent appelé Vladimir ou Nikolenka selon les traductions, au moment où il quitte le cocon familial pour entrer à l’université, convaincu qu’il va enfin devenir un « vrai grand ». Guidé par une obsession nouvelle, le fameux « comme il faut », cette idée de ce qui est convenable, élégant, socialement acceptable, il juge les autres, se juge lui-même, tente d’être à la hauteur, accumule les poses et les maladresses.
Tolstoï décrit les amitiés exaltées, les soirées d’étudiants, les premières ivresses morales, mais aussi la vanité, la honte, le mensonge à soi-même : l’apprentissage du monde adulte se fait par frottement, par petites humiliations, par remises en question successives.
Plus tard, l’écrivain dira ne plus aimer vraiment cette trilogie, la trouvant naïve, « maladroite », mais c’est justement ce qui la rend touchante.
Jeunesse est un livre à lire comme un miroir : on y reconnaît ses propres 16/18 ans, ce mélange de certitudes trop sûres d’elles et de doutes qui, déjà, façonnent une vie entière.
