Extension du domaine de la lutte est le premier roman de Michel Houellebecq, aujourd’hui écrivain français mondialement traduit et prix Goncourt pour La Carte et le territoire.
On y suit un narrateur sans nom, une trentaine d’années, analyste-programmeur dans une société informatique. Il gagne correctement sa vie, mais n’a plus d’ambition, n’attire pas les femmes, enchaîne les week-ends solitaires et sent se refermer sur lui « l’aile sombre » de la dépression.
Au fil d’un séminaire en province avec un collègue pathétique en quête d’amour, il observe, avec un humour glacial, la comédie sociale qui l’entoure : collègues, boîtes de nuit, drague ratée, management creux… jusqu’à formuler sa thèse implacable : le libéralisme n’a pas seulement envahi l’économie, il a aussi gagné le sexe, créant un marché amoureux où certains accumulent les partenaires quand d’autres sont condamnés à la solitude.
Court, tranchant, ce roman est comme un monologue intérieur qui vacille entre lucidité et naufrage. À l’oral, on peut le présenter comme la naissance d’une voix : celle d’un auteur qui, dès ce premier livre, ausculte sans fard la misère affective de l’homme occidental contemporain… et nous met, nous lecteurs, face à notre propre place dans cette « lutte ».
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