Dans le livre Dormir comme un sapiens, le docteur en sciences du sommeil Merijn van de Laar propose un essai de vulgarisation qui regarde nos nuits à travers un prisme inattendu : l’évolution.
Son point de départ est volontairement provocateur : si nos ancêtres vivaient dans des conditions objectivement peu confortables (sol, abris sommaires, vie en groupe, climat), l’insomnie n’y aurait pas été »un problème » comparable à ce que nous connaissons aujourd’hui, et c’est donc notre modernité (ses normes, ses horaires, ses injonctions) qui dérègle l’instinct.
Le livre alterne récits et données scientifiques, s’appuyant notamment sur l’observation de peuples chasseurs-cueilleurs actuels pour éclairer des comportements anciens et détaille au passage des mécanismes parfois méconnus (par exemple les secousses hypniques, interprétées comme un vestige possible d’un sommeil perché).
L’analyse est surtout »déculpabilisante » : van de Laar invite à se libérer du fantasme d’une nuit parfaite, en particulier du »pseudo-Graal » des huit heures obligatoires, et rappelle que le besoin de sommeil varie selon les individus et que la pression de bien dormir peut, paradoxalement, aggraver l’éveil anxieux.
En filigrane, il propose une manière plus souple de retrouver un sommeil de qualité : réduire ce qui coupe des signaux corporels, mieux composer avec les cauchemars et concilier stimulants (caféine…) et récupération, sans tomber dans la performance nocturne.
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