Dans le livre, Dans les rapides, Maylis de Kerangal rembobine la cassette de l’adolescence.
Le Havre, 1978 : trois amies inséparables, Lise, Nina et Marie, la narratrice, traînent entre le lycée, l’aviron, les garçons, les cafés gris et les tours de béton du port.
Un dimanche de pluie, elles font du stop. Dans la R16 pistache qui s’arrête, une voix leur tombe dessus : Debbie Harry, la chanteuse de Blondie. Blonde, sexy, affranchie, qui s’impose aux garçons de son groupe. En un morceau, elle devient leur modèle, leur horizon : être rock, ce sera vivre comme elles l’entendent.
À partir de là, tout s’accélère : rêves d’Amérique, fripes et khôl, premiers émois, petites trahisons, tentatives maladroites pour s’inventer une vie plus grande que celle promise.
Publié en 2007, ce court roman “rock” montre déjà l’art de Maylis de Kerangal : phrases vibrantes, sens des lieux, attention aux corps qui changent.
Dans les rapides sonne comme une playlist : on entend la pluie sur la carrosserie, la basse de Blondie, et surtout les voix de ces trois filles qui cherchent comment devenir elles-mêmes.
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