Paru en 1977, Ce qu’ils disent ou rien est le deuxième roman d’Annie Ernaux, aujourd’hui prix Nobel de littérature 2022 et grande figure de l’auto-sociobiographie.
Après Les armoires vides, elle poursuit l’exploration de sa jeunesse et de ses origines populaires en Normandie.
Nous sommes l’été, en banlieue, avec Anne, quinze-seize ans, qui traîne son ennui dans le petit pavillon difficilement acquis par ses parents. Sa mère, autrefois adorée, l’exaspère, le langage des adultes sonne faux, celui des livres ne colle pas à ce qu’elle vit.
Avec Gabrielle, une copine de hasard, elle fréquente des garçons, rencontre Mathieu, étudiant au discours brillant, fait l’amour pour la première fois… mais reste seule face au désordre de ses sensations et à l’impossibilité de dire. Rien, ni les mots des parents, ni ceux du garçon, ni ceux de l’école, ne coïncide avec sa réalité intérieure : « c’est plutôt leur langue que j’ai perdue ».
À l’oral, on peut présenter ce livre comme une plongée au cœur de l’adolescence : un monologue tendu, parfois rageur, sur le malaise social, le premier désir, la solitude d’une fille qui cherche sa voix dans un monde où « ce qu’ils disent » ne suffit plus.
En tant que Partenaire Amazon, je bénéficie d’une commission sur les ventes.
Vous bénéficiez des meilleurs prix !
