Que la mort nous frôle
de Michel Bussi

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Résumé de Que la mort nous frôle

Dans Que la mort nous frôle, Michel Bussi revient au suspense psychologique en huis clos, construit sur l’idée que lorsqu’on échappe de peu à la mort, ce ne sont pas seulement les souvenirs qui remontent, mais aussi les rêves que l’on ne pourra pas réaliser.

Le roman se déroule près de Lausanne, en 1953, quand Jeanne, jeune psychiatre spécialisée dans les traumatismes, arrive au manoir des Amarantes, un pensionnat qui accueille depuis 1945 des adolescents brisés par la guerre.

Bussi donne chair à cette jeunesse fracturée à travers plusieurs figures marquantes : Charly, diagnostiqué paranoïaque, Téréza, orpheline rescapée du ghetto de Varsovie et immobilisée dans un fauteuil roulant, mais aussi Abigaëlle, rebelle et anorexique, ou encore Fausto, petit Italien survivant des camps nazis.

Très vite, l’atmosphère thérapeutique se fissure : des pensionnaires disparaissent, des statues changent de place et le docteur Gruber, directeur aussi fascinant qu’inquiétant, mène des expériences obscures sur les jeunes.

La bizarrerie devient vertige quand le décor lui-même semble mentir et le récit exploite alors à plein la Suisse vaudoise, entre Léman et Alpes, comme un paysage de carte postale sous lequel couvent les non-dits.

En mêlant médecine de l’âme, secrets d’institution et mémoire de la Seconde Guerre mondiale, Bussi interroge ce que la peur et la souffrance font aux enfants comme aux adultes censés les protéger, tout en jouant de sa spécialité : déplacer sans cesse la vérité, jusqu’au renversement final annoncé, sans que le lecteur sache jamais si le danger vient du passé, des vivants… ou du lieu lui-même.

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