L'empereur de la joie
de Ocean Vuong

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Résumé de L'empereur de la joie

L’empereur de la joie est le deuxième roman d’Ocean Vuong et s’ancre dans une Amérique périphérique, pauvre et cabossée, du côté des invisibles.

Le point de départ est une scène de désespoir : un soir d’été, sous une pluie battante, Hai, 19 ans, Américain d’origine vietnamienne, se tient sur un pont, prêt à sauter, dans la bourgade fictive d’East Gladness, au fin fond du Connecticut.

Il est interrompu par Grazina, vieille veuve lituanienne, réfugiée d’Europe de l’Est et déjà gagnée par la confusion de l’âge, qui l’interpelle et lui ouvre sa maison délabrée ; de cette rencontre naît un duo incongru, tendre et parfois drôle, où l’amitié devient une bouée de sauvetage.

Pour survivre, Hai prend un poste dans un fast-food où travaille aussi Sony, son cousin et se retrouve adopté par une petite communauté de travailleurs précaires et de marginaux : le roman décrit un quotidien fait de petits boulots, de dettes, de prisons ou de rue, avec, en toile de fond, la crise des opioïdes et les deuils qui hantent les familles.

Vuong y déploie une écriture belle et délicate, attentive aux identités qui se révèlent par éclats plutôt qu’en étiquettes. Il transforme ce décor ravagé en espace de grâce possible, non pas parce que la réalité s’adoucit, mais parce que la solidarité y invente un îlot d’entraide.

Alors que la santé de Grazina décline, Hai parviendra-t-il à ne plus fuir, à tenir dans le réel, et à mériter, cet étrange titre de joie au milieu de la perte ?

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