Résumé de Miséricorde (Les enquêtes du département V)
Premier tome des Enquêtes du Département V, Miséricorde installe d’emblée la mécanique de la série : un service dédié aux affaires classées, confié à des policiers qu’on préfère voir loin du cœur du commissariat.
Carl Mørck, présenté comme un flic sur la touche, se retrouve ainsi à rouvrir des dossiers que l’institution a appris à oublier et sa première obsession est la disparition de Merete Lyyngaard, figure politique dont l’évanouissement, cinq ans plus tôt, a fait grand bruit avant d’être rangé faute d’indices.
Adler-Olsen injecte un suspense particulièrement cruel grâce à une question-socle, presque insoutenable : pourquoi Merete croupit-elle dans une cage depuis des années et pour quelle raison ses bourreaux s’acharnent-ils ?
À cette énigme répond un duo d’enquêteurs volontairement décalé, Carl et Hafez el Assad, son assistant d’origine syrienne, dont l’acharnement contredit l’ordre tacite de ne pas remuer le passé.
Le livre fonctionne alors comme une dissection de l’aveuglement collectif : ce qui a été vu, ce qui n’a pas été voulu voir et la facilité avec laquelle une affaire impossible finit par devenir classée.
Miséricorde met aussi en scène la violence bureaucratique et la ténacité comme seule forme de miséricorde réelle face à l’effacement.
