Résumé de Le chat du jeu de quilles
Le point de départ mêle reconversion et curiosité journalistique : Marc, la cinquantaine, vient de quitter son travail de journaliste et, un peu désœuvré à Paris, accepte la proposition de Manon, une jeune collègue, de l’aider à éclaircir un meurtre ancien survenu dix ans plus tôt dans un village de l’Aveyron.
Sur place, l’enquête se heurte à l’opacité tranquille d’une petite communauté dont la vie sociale tourne notamment autour des « quilles de huit », sport local que Marc découvre en même temps que les habitants hauts en couleur qu’il fréquente : Gaston le cafetier bavard, Célestin le benêt sympathique, Monsieur Thomas le taciturne ou encore Attila le coiffeur.
La victime, le père Pommier, champion de quilles peu aimé, a laissé derrière lui une veuve, Clotilde, dont la mort pose aussi question. Un détail dérangeant relance les rumeurs : la réapparition du chat du père Pommier, perçue comme un mauvais présage qui pousse les langues à se délier.
Le roman joue alors sur une tension typique de l’affaire classée rural : l’indice naît moins de la science que des conversations, des non-dits, des souvenirs reconstruits et des intérêts contradictoires.
Dans ce décor dépaysant, l’autrice combine chronique villageoise et polar, en faisant du duo Marc-Manon un révélateur : leur regard d’étrangers fissure les certitudes collectives, et le chat devient un symbole narratif de ce qu’on croyait enfoui… mais qui revient toujours rôder.
