Après l’immense succès du Charme discret de l’intestin, vendu à plus de 8 millions d’exemplaires dans le monde et devenu un phénomène culturel, Giulia Enders propose Organique, une « cartographie » sensible du corps, nourrie par des avancées scientifiques récentes, avec la même ambition : rendre intelligible ce qui, d’ordinaire, reste caché, technique ou embarrassant.
Organique adopte une structure narrative originale : Enders dit s’être appuyée sur les besoins fondamentaux tels qu’ils sont classiquement présentés par la pyramide de Maslow pour construire une galerie d’organes racontés comme des personnages, chacun avec son tempérament, ses limites et ses « humeurs ».
Les cinq étapes de ce parcours donnent successivement la parole aux poumons, au système immunitaire, à la peau, aux muscles et au cerveau et les dessins de sa sœur renforcent l’incarnation et l’humour, sans renoncer à la rigueur.
Au fil des pages, l’enjeu dépasse la simple anatomie : Enders insiste sur notre difficulté moderne à lire les signaux corporels tels que le sommeil, les émotions, les inconforts… et invite à considérer le corps comme un allié qui résout des problèmes depuis des millénaires, pour mieux orienter nos choix de santé au quotidien.
Giulia Enders va jusqu’à tenter de chiffrer, de manière frappante, ce que coûterait la fabrication artificielle de certaines parties du corps afin de faire sentir la valeur concrète de ce vivant qui nous porte.

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