Les Hauts de Hurlevent
d’Emily Brontë

Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë est un roman gothique et psychologique situé sur les landes du Yorkshire, entre deux demeures voisines, Wuthering Heights et Thrushcross Grange.

Le récit adopte une construction en abyme : le locataire Lockwood, venu de Londres, rapporte ce qu’il voit et surtout ce que lui raconte la gouvernante Ellen (Nelly) Dean, si bien que la violence des faits nous parvient à travers des voix, des souvenirs, des jugements.

L’intrigue s’ouvre sur un climat d’hostilité et de hantise, Lockwood croit même entrevoir le fantôme de Catherine à une fenêtre, puis remonte aux origines du drame : M. Earnshaw recueille un enfant trouvé, Heathcliff, aussitôt méprisé par Hindley, tandis que Catherine, indomptable, s’attache à lui avec une intensité qui confond amour et identité.

Quand Catherine choisit d’épouser Edgar Linton, plus riche et socialement « acceptable », Heathcliff disparaît puis revient décidé à se venger, méthodiquement, des Earnshaw et des Linton. Sa rancœur se prolonge jusque sur la génération suivante, transformant l’héritage, l’éducation et le mariage en armes.

Catherine meurt en couches très jeune, mais la passion de Heathcliff ne s’éteint pas : elle se mue en obsession, au point de consumer toute possibilité de bonheur. Brontë fait ainsi d’une histoire d’amour un laboratoire des forces destructrices, désir de possession, ressentiment, hiérarchie sociale, où la revanche, loin de réparer, vide le vengeur de l’intérieur.

Pourtant, la conclusion ouvre une brèche : l’apaisement passe par l’union des jeunes héritiers, Cathy Linton et Hareton Earnshaw, comme si une tendresse patiente pouvait enfin rompre le cycle.

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