Bref séjour chez les vivants est l’un des romans les plus troublants de Marie Darrieussecq dont l’œuvre oscille toujours entre réalisme et fantomatique.
Ici, nous sommes chez les Johnson : une mère basque, un père anglo-irlandais, trois filles, Jeanne à Buenos Aires, Anne à Paris, Éléonore, dite Nore, encore avec sa mère, et surtout un trou au cœur de la famille : le petit garçon noyé à trois ans, devenu fantôme autour duquel tout s’est défait puis mal refait.
Le roman se déroule sur vingt-quatre heures et circule d’une conscience à l’autre : pas de dialogues, mais un tressage de monologues intérieurs, pensées, sensations, souvenirs, jusqu’à laisser parfois entendre la présence de l’enfant mort lui-même.
On suit ces vivants un peu décalés, chacun perdu dans sa ville, sa langue, ses regrets, tandis que la mémoire, le deuil, les pressentiments composent une étrange musique de famille.
Bref séjour chez les vivants devient exactement ce qu’annonce son titre : un passage fragile parmi les vivants, traversé de fantômes, où l’on entend battre, en sourdine, la question qui hante tout le livre : comment continuer à vivre autour d’une absence ?
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