Dans Naissance des fantômes, Marie Darrieussecq raconte une histoire en apparence très simple : un soir, un mari pose sa serviette, demande s’il y a du pain, descend acheter une baguette… et ne revient jamais.
Sa femme, la narratrice, se met à attendre. Elle attend, cherche des explications rationnelles, puis moins rationnelles, et peu à peu, quelque chose se fissure : la disparition du mari se propage à tout le réel, aux objets, aux autres, jusqu’à son propre corps.
Plutôt qu’un polar ou un simple récit de deuil, Darrieussecq fait de cette absence une histoire de fantômes au sens propre : le mari sans visage semble hanter l’appartement, les rues, les pensées et l’on ne sait plus très bien où s’arrête l’imaginaire.
Naissance des fantômes se lit comme un long monologue d’attente : une voix précise, un peu égarée, qui interroge ce qui reste de nous quand celui autour duquel on s’était organisée… se volatilise. Un texte troublant, parfait pour faire sentir combien une disparition peut faire vaciller toutes nos certitudes.
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