Patronyme de Vanessa SPRINGORA

Dans Patronyme, Vanessa Springora poursuit le travail entamé avec Le Consentement, mais en remontant cette fois le fil de son propre nom. Quelques jours après la parution de ce premier livre, elle apprend la mort brutale de son père, en vidant son appartement, elle tombe sur deux photos de son grand-père portant une insigne nazie, et découvre que le nom Springora a été fabriqué en 1946 pour effacer le patronyme d’origine, Springer, celui d’un émigré de Moravie compromis avec le nazisme après avoir été présenté comme héros antistalinien.

À partir de ce choc, elle mène une enquête presque policière, de la France à la Tchéquie, entre archives, récits de voyage, légendes familiales et lectures de Kafka, Gombrowicz ou Zweig, pour comprendre qui étaient vraiment ce grand-père fantasmé et ce père absent, mythomane, toxique.

Elle questionne le poids d’un nom, la violence patriarcale qu’il transmet, les liens entre fascisme et domination masculine, et montre comment les non-dits rejaillissent jusqu’à la génération suivante.

Springora signe un récit intime, limpide, très construit, qui se lit comme une traque identitaire haletante : parfait à lire pour faire entendre comment une femme reprend, une seconde fois, le pouvoir sur son histoire familiale.

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