Purgatoire des innocents
de Karine Giebel

Dans le livre Purgatoire des innocents, Karine Giébel construit un thriller-choc où la violence n’est pas un simple décor mais une mécanique qui broie tout ce qu’elle touche.

L’histoire démarre après un braquage qui a mal tourné : Raphaël, multirécidiviste tout juste sorti de prison, entraîne son jeune frère William et deux complices, dans un braquage qui tourne mal. William est grièvement blessé.

Pour le maintenir en vie, le groupe se réfugie dans un village isolé et contraint une vétérinaire, Sandra, à les aider, la séquestration transformant rapidement la « planque » en huis clos suffocant où la peur, la domination et l’improvisation font monter la tension.

En parallèle, le roman fait courir une autre ligne narrative, celle d’un prédateur qui enlève des adolescentes, ajoutant une strate d’horreur et un compte à rebours moral : on ne lit plus seulement une cavale de braqueurs, mais la collision de deux enfers.

Le livre inciste sur la frontière trouble entre victimes et bourreaux : les criminels ne sont jamais « excusés », mais l’autrice montre comment la misère affective, la loyauté familiale et l’instinct de survie peuvent cohabiter avec l’atrocité, tandis que l’otage, loin d’être un simple ressort de suspense, devient un personnage de résistance psychique, forcé de négocier chaque geste pour rester vivant.

La narration joue aussi sur l’immersion, avec une écriture tendue, volontiers frontale, qui privilégie l’urgence des perceptions et l’étouffement du huis clos, jusqu’à faire sentir au lecteur l’épuisement, la saleté, l’obsession et la culpabilité comme des matières.

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