Le Manoir des rêves perdus, tome 2 - Vers la lumière
de Marie-Bernadette Dupuy

Dans le livre Le Manoir des rêves perdus, tome 2 : Vers la lumière, Marie-Bernadette Dupuy prolonge sa veine de saga romanesque à suspense en ramenant le lecteur au domaine familial et au haras Sabatier, dans une temporalité explicitée comme « janvier 2023 ».

Le point de départ joue sur un contraste efficace : après des mois d’angoisse, Romane croit enfin pouvoir se réinstaller dans une forme de normalité et même s’autoriser le bonheur avec Mathis, tout en assumant davantage la gestion du haras tandis que l’état de son oncle laisse peu d’espoir.

Cette accalmie est brisée par une agression violente dans les écuries, qui agit comme déclencheur narratif : l’équilibre « précaire » se fissure et l’intrigue bascule vers une montée de menaces où chaque événement semble annoncer le suivant. Le roman élargit ensuite l’horizon du danger quand le corps de l’agresseur présumé est retrouvé empoisonné en forêt : à partir de là, Romane comprend que quelque chose de plus sombre encercle le haras et le récit s’aimante autour d’un passé familial qui « refuse de mourir », nourri de visions troublantes et de secrets enfouis depuis vingt-cinq ans.

L’intérêt du tome tient à ce mélange très « Dupuy » entre romance, drame familial et mécanique de thriller, le décor rural servant de caisse de résonance : les écuries, la forêt, la maison et ses couloirs deviennent des espaces où l’intime et le menaçant se confondent.

L’ensemble vise moins le coup de théâtre gratuit que la tension émotionnelle : jusqu’où Romane devra-t-elle aller pour protéger les siens et quel prix paie-t-on quand on choisit « la lumière » sans avoir réglé l’ombre du passé ?

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