Dans Les Figurants, Delphine de Vigan quitte le roman pour écrire sa première pièce de théâtre et braque enfin les projecteurs sur ceux qu’on ne regarde jamais : les figurants.
Au cinéma et dans les séries, ils sont flous, de dos, décor vivant qu’on ne remarque pas, ici, Cécile, Orso, Bruno, Joyce et Nora deviennent les héros. On les découvre sur un tournage transposé sur scène : heures d’attente, consignes absurdes, mépris parfois, petits espoirs de percer, rivalités, coups de cœur, désillusions amoureuses… tout un monde de travailleurs précaires, indispensables et pourtant invisibles.
Avec sa langue précise, tendre et ironique, Delphine de Vigan signe une satire drôle mais mélancolique : acerbe pour les assistants déconnectés du réel, infiniment bienveillante pour ces comédiens de l’ombre à qui elle offre, pour une fois, le premier rôle.
En filigrane, la pièce interroge notre société tout entière : ne sommes-nous pas tous, parfois, les figurants de la vie des autres ? Un texte court, très dialogué, idéal à lire ou à faire jouer, qui lève le rideau sur l’envers du décor et redonne une voix à ceux qu’on ne voit jamais.
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