Là où chantent les écrevisses de Delia Owens mêle roman d’apprentissage, histoire d’amour et enquête criminelle dans une construction à deux temporalités qui finissent par se rejoindre.
Dans les marais de Caroline du Nord, la jeune Kya grandit quasi seule après l’abandon progressif de sa famille, rejetée par les habitants de Barkley Cove : elle apprend à survivre grâce à une connaissance intime de la faune et de la flore, tout en luttant contre l’analphabétisme, la honte sociale et la peur de l’attachement.
En parallèle, le récit s’ouvre sur la découverte du corps de Chase Andrews, ce qui déclenche une investigation puis un procès où l’héroïne devient une suspecte commode : la tension du livre vient de ce frottement entre une existence sauvage, presque mythique et les mécanismes d’une communauté prompte à juger sur des indices circonstanciels. L’analyse littéraire met en valeur un thème central : la nature n’est pas un simple décor « pittoresque », mais un langage et une morale alternative, qui offre à Kya des règles de vie là où les humains l’ont trahie, en face, la société apparaît comme une machine à fabriquer de l’exclusion puis à transformer l’exclue en coupable idéale.
Cette opposition, très efficace narrativement, explique aussi une part du succès populaire du roman, immense aux États-Unis notamment, en proposant une fable accessible sur la solitude, la dignité et le besoin de reconnaissance, tout en maintenant le suspense jusqu’au dénouement.
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