La fêlure de Charlotte Casiraghi

La fêlure de Charlotte Casiraghi est une enquête littéraire et sensible autour d’une idée simple et vertigineuse : chacun porte en lui une fêlure, à la fois menace et possibilité de vérité.

L’ouvrage assume une forme hybride, à mi-chemin entre essai, récit et recueil : l’autrice s’appuie sur des textes choisis, des destins d’écrivains, de poètes ou d’aventuriers et fait dialoguer citations, analyses et fragments biographiques pour explorer ce que ces « cassures qui ne brisent pas » produisent dans une vie, chute, dérive, honte, mais aussi lucidité, déplacement, reconstruction.

Plusieurs critiques soulignent justement cette manière de transformer une notion psychologique et intime en fil narratif, en s’attachant à la douleur sourde, au vacillement, à ce qui décale un être des autres et le rend parfois « inadéquat », tout en le poussant à chercher une langue, une forme ou un mode d’existence plus juste. Ce projet s’inscrit dans la continuité de son engagement public pour les lettres (notamment les rendez-vous littéraires qu’elle a animés rue Cambon pour Chanel) et prolonge, en la radicalisant, sa précédente expérience de coécriture avec Robert Maggiori.

La fêlure ne cherche pas l’effet de confession spectaculaire : l’enjeu est plutôt de comprendre pourquoi certaines fragilités deviennent des moteurs, comment elles se transmettent, se masquent ou se subliment et ce que la littérature révèle quand elle ose regarder l’endroit précis où « ça craque ».

En refermant le livre, on retient l’ambition principale : offrir une cartographie sensible des failles humaines, non pour les glorifier, mais pour apprendre à les lire et, peut-être, à vivre avec elles sans se mentir.

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