Le narrateur, le docteur Paul Epstein, regarde vingt ans de mariage comme une lente catastrophe. Je t’ai aimée en un quart de seconde, adorée au bout de deux heures. Il me fallut vingt ans pour te haïr, résume-t-il. Pour cette femme, il a rompu avec sa famille juive, renoncé à ses origines et à ses rêves. Aujourd’hui, il ne voit plus que la lassitude, les corps qui vieillissent, le désir usé.
Incapable de la tuer réellement, il imagine un crime à l’encre noire : une lettre parfaitement calibrée, assez cruelle pour la supprimer symboliquement, avec les mots comme seule arme. Le roman raconte ainsi la décomposition d’un couple, entre rancœur, sarcasme et désespoir, en posant une question dérangeante : que reste-t-il quand l’amour se retourne en haine ?
Née en 1972 à Paris, juriste de formation, Karine Tuil deviendra ensuite une grande voix du roman contemporain (L’Invention de nos vies, Les Choses humaines).
Avec Pour le pire, elle propose déjà une écriture acérée, ironique, qui dissèque sans complaisance le couple et les illusions du mariage.
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