La Honte est un récit autobiographique où Annie Ernaux revient sur un jour de juin 1952 qui a coupé sa vie en deux : « avant » et « après » le moment où, à douze ans, elle voit son père tenter de tuer sa mère dans le café-épicerie familial d’Yvetot, en Normandie. Cet épisode traumatique déclenche un sentiment qui ne la quittera plus : la honte, honte de la violence, de ses parents, de leur milieu modeste de petits commerçants, dans une France des années 50 obsédée par le « rang » social.
Dans une langue volontairement simple, presque neutre, Ernaux enquête sur cette année-là : le pensionnat catholique, la religion, les codes de la bonne société, la topographie détaillée de la ville, tout ce qui façonne le regard d’une enfant qui comprend soudain qu’elle n’est pas « comme les autres ».
La Honte n’est pas seulement le récit d’un drame familial, c’est une radiographie de la honte sociale, de la gêne à l’égard de ses origines, thème central dans l’œuvre d’Ernaux. Dans ce livre, une écrivaine se fait « ethnologue d’elle-même » pour comprendre comment un seul dimanche a changé à jamais son regard sur le monde.
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