Résumé de Funestes fiançailles
Funestes fiançailles ouvre la série La demoiselle et le mousquetaire de S. D. Fischer en transposant les codes du cosy mystery au Grand Siècle, sous le règne de Louis XIV.
L’héroïne, Joséphine Galtier, n’a rien d’une mondaine : elle préfère les livres et l’apprentissage de la médecine auprès de son père, le docteur Henri Galtier, une vocation décrite comme une hérésie pour une femme en 1672.
Contrainte par sa sœur Louise, elle accepte pourtant d’assister à la fête de fiançailles de leur amie d’enfance Marianne et la soirée bascule lorsqu’on retrouve au petit matin la future belle-mère, Madame de Sept-Vans, morte dans sa chambre : Joséphine comprend aussitôt qu’il s’agit d’un empoisonnement.
À partir de là, le roman prend la forme d’un huis clos mondain où chacun peut être suspect, mais avec une tonalité annoncée comme drôle et rythmée : plutôt que de s’enliser dans le sordide, l’intrigue mise sur l’observation, les faux-semblants et le plaisir du décryptage, tout en exploitant la tension entre convenances aristocratiques et raisonnement scientifique.
L’autre moteur est le duo d’enquêteurs improvisés : un allié inattendu s’invite dans la partie, Jérôme de Faulcon de Montessand, comte et mousquetaire de Sa Majesté, décrit à la fois comme séduisant et insupportable, ce qui installe une dynamique de confrontation complice, teintée de romance, sans sacrifier l’énigme.
Le résultat est un divertissement historique où l’enquête devient un espace de liberté pour une jeune femme trop curieuse pour rentrer dans le rang et où la reconstitution d’époque sert surtout de décor vivant à une mécanique de soupçons et de caractères.
