Résumé de La sœur secrète
Dans La sœur secrète de Sarah A. Denzil, thriller psychologique à l’atmosphère de landes anglaises, tout repose sur une question d’identité qui devient rapidement terrifiante.
Faye Mathis, romancière à succès connue pour ses intrigues mettant en scène des jumelles identiques, apprend qu’elle souffre d’une forme précoce de dégénérescence et tente de sauver ce qui peut l’être en écrivant son autobiographie avant que ses souvenirs ne s’effacent.
Or, au moment même où sa mémoire commence à lui jouer des tours, une photo circule en ligne : on y voit une femme qui lui ressemble, sale et hagarde, errant seule sur la lande, et l’entourage de Faye pense la reconnaître.
Faye, elle, affirme que ce n’est pas elle, mais comment prouver son innocence quand on ne peut plus se fier à son propre esprit ?
À mesure que s’accumulent des signes inquiétants, le roman installe une paranoïa progressive : la maladie explique-t-elle ces fissures, ou quelqu’un exploite-t-il la fragilité de Faye pour la faire douter d’elle-même ?
L’enquête, menée comme une traque intime, bascule lorsque Faye met au jour un secret ancien sur sa famille, un trou noir qui reconfigure son passé et donne un sens nouveau à ce double qui la hante : la menace n’est peut-être pas extérieure, mais liée au sang, à ce qui a été tu et à ceux qui sont prêts à tout pour que cela reste enfoui.
Dans cette mécanique de suspense, Denzil joue finement de l’inquiétante étrangeté, du poison des réseaux et de l’idée d’une obsession implacable, faisant de la perte de mémoire non seulement un drame personnel, mais aussi l’arme parfaite pour manipuler la réalité.
